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Pl. de l’Église, 78690 Les Essarts-le-Roi

Église des Essarts-le-Roi

Celui qui n’a pas l’Église pour mère ne peut avoir Dieu pour père.

De l’unité de l’Église catholique, 6

Histoire de l’église aux Essarts-le-Roi

   La fondation du village des Essarts remonte au Xe siècle quand Hugues Capet donne à l’abbaye parisienne de Saint-Magloire la partie de la forêt qui s’élève à l’emplacement du bourg actuel. Les religieux défrichent ; un petit village sort de terre. Puis, au cours des siècles, les suzerains du lieu se succèdent : Philippe Auguste, les Montfort, les d’Angennes, le comte de Toulouse.

  • En 1033, une charte du roi Henri Ier (1008 – 1060), fils de Robert II, mentionne la construction d’une église dédiée aux Saints Corneille et Cyprien, sous le vocable de « novales » (défrichement), et dépendant de l’Abbaye de St Magloire. Vers 1155 ou 1159, une bulle du Pape Adrien IV atteste la présence de cette église.
  • Vers 1203, Philippe II Auguste (1165 – 1223) cède le domaine à la Comtesse de Leicester, Duchesse de Bretagne, qui possédait Montfort l’Amaury. Depuis ce moment, Les Essarts se trouvèrent réunis à la Seigneurie de Montfort. Cet abandon peut s’expliquer à la suite du concile tenu à St Léger le 7 septembre 1200, qui prétendait obliger Philippe Auguste à reprendre la reine Ingeburge de Danemark, qu’il avait répudiée. Ce n’est qu’en 1226 qu’est apparu le nom de ESSARTA REGIS, autrement dit Essarts du domaine Royal, dans un acte d’Amaury de Montfort, qui désigne ainsi la paroisse, auparavant dénommée Novalis (défrichement).
  • En 1545, Jacques 1er d’Angennes, Capitaine des Gardes et Lieutenant Général des armées successivement sous François 1er, Henri II et Charles IX, construit la voûte de l’église telle qu’elle se présente actuellement et met en place les sculptures des apôtres.
  • En 1706, le domaine des Essarts appartient au Comte de Toulouse, en 1737 au Duc de Penthièvre et pour finir, le 29 décembre 1783, il passe aux mains de Louis XVI, dernier seigneur des Essarts

Vue panoramique de l’église

Vitraux côté façade

SAINT CORNEILLE (+ 252)

Pape Romain, Corneille succède à saint Fabien sur le siège de Pierre en 251, après de nombreuses difficultés à cause des prétentions et de l'influence néfaste de l'antipape Novatien. Il fut arrêté et exilé à Civitavecchia où il mourut.

SAINT CORNEILLE (+ 252)

Pape Romain, Corneille succède à saint Fabien sur le siège de Pierre en 251, après de nombreuses difficultés à cause des prétentions et de l’influence néfaste de l’antipape Novatien. Il fut arrêté et exilé à Civitavecchia où il mourut.

SAINT CYPRIEN

  Selon son propre récit, dans sa Lettre à Donat, Cyprien se convertit au christianisme dans sa 40e année. Les chrétiens de Carthage le choisirent par la suite comme évêque et progressivement, il devint chef de l’Église d’Afrique. Il fut décapité à Carthage. Le pape saint Corneille s’appuya sur lui lors de la querelle des « lapsi », des chrétiens apostats.

L’église Saint-Corneille Saint-Cyprien a été construite au XIIe siècle. Son plan était rectangulaire, avec un clocher massif sur le côté nord. La voûte était en charpente. Dans ce même siècle, une voûte en pierre sur croisée d’ogives vient la remplacer, tandis que des contreforts sont ajoutés pour consolider l’édifice. Des entraits de la charpente sont d’ailleurs toujours présents dans la nef, conjointement aux voûtes ogivales. À cette époque aussi, une chapelle seigneuriale est bâtie au sud, ouverte par deux arcades sur la nef. Seules les fenêtres du chœur sont anciennes. Les autres n’ont été percées qu’en 1878.

Deux particularités artistiques sont intéressantes dans l’église. D’abord une série de statues des douze apôtres datées du XVIe siècle ; ensuite des vitraux réalisés à la fin du XIXe selon le procédé de l’acide fluorhydrique, totalement abandonné aujourd’hui. Le grand intérêt de cette église, sur le plan architectural, provient du fait qu’elle n’a pas subi de remaniements importants depuis la construction de sa voûte en 1545, ce qui lui donne un caractère d’authenticité très prononcé. Ses murs, ses contreforts et son clocher massif, bien dans la tradition des clochers ruraux de la région, de la première époque gothique, sont encore influencés par les procédés de construction de l’époque romane. 

L’intérieur de l’église des Essarts-le-Roi

Le chœur

Il est séparé de la nef par une large et forte arcature brisée, appelée « arc triomphal », qui permet d’absorber la différence de hauteur des deux voûtes. A l’extérieur, on constate également cette différence de hauteur sur les toitures. A remarquer :

  • La sablière, sur laquelle s’appuie la charpente, de chaque côté du chœur (sablière = poutre horizontale posée sur le haut des murs pour supporter la charpente),
  • Le chevet plat avec ses fenêtres importantes (vitraux de St Louis et de St Jean),
  • Les deux clés de voûte ornées : la première aux armes d’Angennes (de sable au sautoir d’argent – c’est à dire une croix [de St André] d’argent sur fond noir), la seconde porte la salamandre (symbole de François 1er, 1494 – 1547), rappelant l’attachement de Jacques 1er d’Angennes à son souverain, qu’il servait comme Lieutenant Général des Armées.

 

Les statues

  Un élément très intéressant de l’église des Essarts est son ensemble de douze statues des apôtres, datées des années 1545 – 1550, dûes aux libéralités de Jacques 1er d’Angennes. Un tel ensemble, aussi complet, est assez rare de nos jours, quelle que soit l’église ou l’époque et cela ajoute à sa valeur intrinsèque. Le seul ensemble connu aussi complet en France serait celui du chœur de la cathédrale d’Albi, qui est de la fin du XVe siècle.

  Malgré quelques dégradations subies au moment de la Révolution, ces statues présentent encore aujourd’hui un état de conservation relativement bon, des têtes décapitées ayant pu être remises en place. Elles ont été inscrites à l’inventaire supplémentaire des Monuments Historiques en 1982.

 

La chapelle des Layes

  À trois kilomètres du centre des Essarts-le-Roi, se trouve le hameau des Layes. On y trouve une très jolie chapelle, qui est en fait une église coupée en deux ! Un jour une partie de l’église en mauvais état a été démolie et un fronton reconstruit.

Le calvaire de saint Hubert

  De l’autre côté de la Nationale 10, par rapport au centre des Essarts le Roi,on trouve le quartier de Saint-Hubert. Il n’y a plus de chapelle depuis longtemps mais il reste un calvaire et une statue. On y célèbre la messe en plein air, une fois par an, l’été.